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| Source: http://id.wikipedia.org/wiki/Amanjiwo_Borobudur_Resort |
Je ne savais pas quoi dire, ma bouche ne savait pas nombrer…..…
(Pablo Neruda, « La poesía »)
C’était
presque après-midi lorsque notre l’autobus s’est arreté près d’un grand
bâtiment rond, blanc et très beau. Ce bâtiment se trouve dans une
grande jungle, presque encerclé par des collines vertes, comme des forts
naturels protégant un vieux château. C’est un lieu de villégiature qui
s’appelle Amanjiwo. Ce nom signifie l’âme en sécurité, pleine de
tranquillité et de bonheur.
À vrai dire, j’y suis arrivé par
hasard, je n’avais pas de plan pour y aller. C’est mon amie, Nusya, qui
m’a invité. Par chance elle y accompagnait des touristes japonais, des
femmes pour la plupart. Moi, j’étais là pour accompagner un professeur
japonais de l’Univesité de Ryukoku, à Tokyo, Monsieur Siga Renzo, qui
était le seul homme et le seul tourtiste qui parlait très bien l’anglais
ainsi que le français pendant notre visite du Temple Borobudur et de
Amanjiwo.
À propos, lorsque nous sommes descendus de l’autobus,
nous sommes allés à pied pendant 50 mètres environ, suivant une allé
bordée de fleurs sur ses côtes pour arriver au bâtiment. Là-bas,
exactement devant le bâtiment, nous sommes entrés en passant par un
grand couloir. Les marches et les murs étaient blancs et gardés par
certains réceptionnistes s’habillant en blanc. Ils nous ont acceilli en
souriant. Tout à coup, j’ai entendu Monsieur Renzo a salué les
réceptionnistes en italien.
«Buon giorno! Come sta?», dit-il.
«Buon giorno, Signore! Molto bene. Grazie!», dit un des réceptionnistes.
«Prego! Arrivederci!», répondit le professeur.
J’ai
pensé que Monsieur Renzo était vraiment polyglotte. Il aime bien parler
en mélangant des langues. Parfois, il parlait l’anglais en utilisant
certains mots français, italiens, et parfois les autres. C’était amusant
de lui parler.
Lorsque nous sommes entrés dans le grand
restaurant de luxe, nous avons été acceillis par six petites filles
javanaises très jolies. Elles étaient en habit traditionnel et se sont
mise à genoux sur les deux côtes du couloir en nous lancant des fleurs
avec de grands sourires, comme si nous étions d’une famille royale. À ce
moment-là, j’ai pensé que j’était la seule personne sans un sou, mais
c’était un bonheur imprévu et gratuit.
Tout le monde s’est assis
autour d’une table luxueuse que je n’avais jamais vu avant, en regardant
le panorama très pittoresque – le mur en marbre précieux, les
sculptures magnifiques, et dehors, la nature avec sa beauté inoubliable.
Nous nous sommes bien amusés. Le vent sufflait doucement et faisait
bouger les roses rouges et blanches qui étaient fleuries. J’ai vu de
jolies serveuses courtoises qui servaient les clients avec grand
sourire.
Quand une d’entre elles est passée à côté de moi, j’ai bien utilisé le moment pour lui demander:
«Excusez-moi, Mademoiselle. Est-ce que je peux vous demander quelque chose?».
«Oui, Monsieur. S’il vous plaît», dit-elle.
«Est-ce que vous travaillez ici depuis longtemps?», demande-je.
«Oui, Monsieur. Je travaille ici depuis trois ans», répondit-elle.
«Merci. Vous avec de la chance de travailler dans ce bâtiment de luxe», félicite-je.
«Merci. J’aime bien travailler ici. Au revoir!», dit-elle en me laissant.
«Au revoir», dis-je en espérant qu’elle reviendrait.
De
ce restaurant on peut voir le Temple Borobudur de loin. Il ressemble à
un petit temple noir plastic qu’on peut trouver à Malioboro. Pour le
voir clairement, certaines personnes ont utilisé les jumelles.
Tout
de suite, un beau jeune serveur est arrivé à notre table et nous a
demandé ce que nous voulions. Malheureusement, il ne parlait pas bien
l’anglais. Par conséquent, Monsieur Renzo n’a pas bien compris. Alors,
je les ai aidé à comprendre en traduisant l’indonésien en anglais, et
vice versa. On a mis quelques minutes pour faire la réservation, parce
que Monsieur Renzo a dû traduire tout ce que le serveur a dit en
japonais pour les femmes japonaises. C’est-à-dire, on parlait
l’indonésien, l’anglais, et le japonais.
À cause de cette
difficulté, j’ai pensé à une langue mondiale que tout le monde comprend.
Comme cela, il n’aurait plus de difficulté. J’espère que l’indonésien
sera langue mondiale. Si c’est possible, je n’aurai plus besoin
d’apprendre d’autres langues.
Je pense que c’est le plat du jour
que nous avions réservé. Nous avons mangé en bavardant et en discutant
des choses. Le professeur japonais m’a reconté beaucoup de choses en
rapport avec la culture japonaise, par exemple la vie éducative. Il y a
eu une femme japonaise qui a essayé de parler l’indonésien avec moi.
Mais, tout de suite, nous avons dû demander l’aide de Monsieur Renzo,
parce que nous ne nous sommes plus compris. Elle ne parlait que le
japonais.
Lorsque nous avons presque terminé de manger, mon amie,
Nusya, est arrivée. J’étais sûr qu’elle était occupée finir toute les
affaires en rapport avec l’excursion. Elle s’est assise et a bu quelque
chose. J’ai oublié ce qu’elle a pris à ce moment-là, peut-être un jus
d’orange.
Nous avons pris queques photos de nous-mêmes et aussi
du panorama autour du bâtiment. C’est un serveur qui nous a aidé de
prendre les photos. Après cela,
les femmes ont visité une boutique
de luxe très chère dans le bâtiment. Je suis resté avec le professeur,
en nous promenant devant le bâtiment où j’ai vu cinq vélo tout-terrains
qui étaient gardés par un homme.
«Excusez-moi, Monsieur! Est-ce que ces vélos sont pour louer aux visiteurs?», demande-je.
«Non, Monsieur. Ce sont pour les visiteurs qui veulent faire du vélo. C’est gratuit», reponde-t-il.
«Vous pouvez essayer, si vous voulez», dit-il.
«Non, merci beaucoup. Je n’ai pas le temps», dis-je.
Lorsque
les femmes sont revenues, j’ai vu qu’elles avaient acheté beaucoup de
vêtements malgré le prix trés élevé. Pour moi, c’était presque
incroyable et impossible d’acheter les vêtements comme cela dans une
boutique aussi couteuse.
Cet après-midi-là, à deux heures
environ, nous sommes sortis du «paradis des riches» en espérant que nous
aurions le visité de nouveau un jour ou l’autre. Ca dépend du temps,
mais, en realité, ca dépend plutôt de l’argent.
Comme j’ai dit,
ce n’est pas un endroit pour tout le monde, mais uniquement pour cuexqui
sont riches. Dans l’autobus en route pour Yogya, mon amie m’a dit, en
me donnant un reçu, que pour le repas chacun aurait dû payer 400 mil
roupies. C’était vraiment incroyable pour moi, mais vrai. Il y a eu un
femme japonaise qui avait payé le repas. J’ai eu de la chance d’avoir
visité cet entroit avec les gentils
riches.
Yogyakarta, le 4 avril 2002